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samedi 2 décembre 2006

Les allures


  • Les différentes allures d'un voilier
  1. Au plus prés, au prés serré: On remonte au vent l'axe entre le bateau et le vent est approximativement de 45 degrés.
  2. Le bon plein: On remonte au vent l'axe entre le bateau et le vent est approximativement de 67 degrés, c'est une allure rapide. Malgré le mot largue dans le terme, c'est bien une allure de prés et non de portant.
  3. Le travers: On navigue perpendiculairement en vent, c'est une allure rapide, la préférée des débutants.
  4. Le petit largue: On navigue en suivant le vent, l'axe entre le bateau et le vent est approximativement de 120 degrés.C'est une allure rapide, mais qui demande une grande vigilance sous spi, on peut facilement faire un départ au lofe et finir le mat dans l'eau.
  5. Le largue: On navigue en suivant le vent, l'axe entre le bateau et le vent est approximativement de 135 degrés.
  6. Le grand largue: On navigue en suivant le vent, l'axe entre le bateau et le vent est approximativement de 157 degrés.C'est l'allure la plus rapide.
  7. Le vent arrière: On navigue dans l'axe du vent, l'allure n'est pas la plus rapide, mais la sensation de confort y est certaine, on ne ressent presque plus le vent. Attention cette allure est à réserver aux experts, le bateau pouvant empanner à la moindre erreur de barre.
  • Les différentes zones de navigation
  1. Le prés: On navigue au prés (zone en vert sur le schéma) quand la route du bateau fait un angle compris entre 45 et 90 degrés par rapport à l'axe du vent.
  2. Le portant: On navigue au portant (zone en jaune sur le schéma) quand la route du bateau fait un angle compris entre 90 et 180 degrés par rapport à l'axe du vent.
  3. Zone de navigation impossible: On ne peut plus faire avancer (zone en rouge sur le schéma) quand la route du bateau fait un angle compris entre 45 degrés et l'axe du vent. On dit que l'on est bout au vent, les voiles faseyent , on peut même reculerTribord amure Lorsque l'on navigue dans le secteur vert.
  • Tribord/Babôrd
  1. On navigue au tribord amure , c'est à dire que le vent vient de la droite par rapport à l'axe du bateau.Bâbord amure Lorsque l'on navigue dans le secteur rouge.
  2. On navigue au babôrd amure , c'est à dire que le vent vient de la gauche par rapport à l'axe du bateau.

Un peu de vocabulaire




  • Les éléments de la coque


  1. L'étrave: limite avant de la coque du bateau

  2. La dérive ou la quille: Elément vertical permettant au navire de ne pas dériver. La quille est fixe, la dérive peut pivoter ou être remontée.

  3. Le safran, gouvernail: Pièce plate située à l'arrière du bateau servant à le diriger.

  4. La ligne de flottaison: Ligne symbolisant la hauteur de l'eau de long de la coque.

  5. La carène: Partie immergée de la coque, sur les bateau restant à flot toute l'année on y applique une peinture antifouling (en jaune sur le schéma).

  6. Le balcon avant :Pièce de métal servant à accrocher les filières, situé à la proue du bateau.

  7. Le balcon arrière: Pièce de métal servant à accrocher les filières, situé à la poupe du bateau.

  8. Les chandeliers :Barres métalliques servant à maintenir les filières.

  9. Les filières :Câble tendu le long de la coque comme appui, garde-corps. Un peu comme une barrière de protection.

  10. La barre :Elle permet de manoeuvrer le gouvernail/safran
  • Détail d'une grand-voile





  1. Le point de drisse ou têtière: C'est lui qui permet de hisser la voile grâce à la drisse .


  2. Le point d'amure: Coin en bas le long du mat, il permet la liaison avec la bôme.


  3. Le point d'écoute: Coin en bas au bout de la bôme.


  4. Le guindant: Bord de la voile qui entre dans le mat.


  5. La bordure: Bord de la voile qui entre dans la bôme.


  6. La chute: Bord extérieur de la voile.


  7. Les ronds (7,8,9): Si on trace le triangle entre les 3 points de la voile, on s'aperçoit que celle si n'est pas droite.Le surplus de tissu entre cette droite et les bords est appelé rondDeux de ces ronds (7 guindant, 8 bordure) contribuent au volume général de la voile le rond de chute sert surtout à augmenter la surface.


10.Les lattes: Elles servent à rigidifier la chute

Fonctionnement des voiles



En toute logique, on pourrait penser qu'un bateau ne peut avancer que dans la direction où souffle le vent, soit au portant. Mais une voile triangulaire permet également d'avancer vers le vent (au près). Pour bien comprendre ce fonctionnement, il est d'abord nécessaire d'identifier certaines parties de la voile.
Le bord d'attaque de la voile s'appelle le guindant : c'est la partie avant d'une voile. Le bord de fuite, côté arrière de la voile, s'appelle la chute. La ligne imaginaire qui relie le guindant à la chute s'appelle la corde. La courbure d'une voile s'appelle le creux de la voile et la distance perpendiculaire entre la corde et le creux maximal de la voile s'appelle la profondeur de creux.




Ce n'est pas tout, un équilibre idéal doit être établi entre la voile et le vent, qui va permettre au vent d'accélérer tout en s'écoulant le long de la courbe convexe de la voile. Une partie de cet équilibre entre la voile et le vent s'appelle l'angle d'incidence. Imaginez une voile qui fendrait le vent. L'air va se diviser équitablement de part et d'autre de la voile : la voile fléchira au lieu de se gonfler d'air et de prendre une forme courbe, l'air n'accélèrera pas et ne créera pas de zone de basse pression sur le côté sous le vent et le bateau n'avancera pas. Mais si la voile est orientée à un certain angle par rapport au vent, la voile se gonflera soudainement et génèrera des forces aérodynamiques.
L'angle d'incidence de la voile doit être calculé avec précision. Si l'angle est trop serré par rapport au vent, l'avant de la voile « faseye », c'est-à-dire qu'elle bat au vent. Si l'angle est trop large, les écoulements d'air circulant le long de la courbure de la voile s'éloignent et se mêlent à l'air ambiant. Cette séparation crée une « zone de décrochage » d'air tourbillonnant qui fait chuter la vitesse de l'air tout en augmentant sa pression. Selon la courbure de la voile, la partie arrière présentera toujours un angle supérieur au vent par rapport au bord d'attaque. C'est pourquoi l'air qui arrive au niveau de la chute de la voile n'arrive pas à suivre la courbe et reprend la trajectoire de l'air libre ambiant. Dans l'idéal, l'écoulement d'air ne devrait pas se détacher de la voile avant d'avoir atteint la chute. Mais plus l'angle d'incidence de la voile est important, plus ce point de séparation se déplace progressivement vers l'avant, laissant derrière une zone de décrochage.